Pourquoi choisir l’immobilier neuf en région parisienne pour votre prochain achat
Antoine, trente-deux ans, cadre dans une entreprise parisienne, cherche depuis plusieurs mois à concrétiser son premier achat immobilier.…
Vous devez utiliser la formule « pour faire valoir ce que de droit » dans un document ?
Ce guide vous donne la définition claire, des exemples et un modèle prêt à copier pour vos attestations et courriers.
Cette phrase est une locution juridique assez formelle. En langage simple, elle veut dire : « Je rédige ce document pour qu’il puisse être utilisé comme preuve ou pour affirmer un droit si nécessaire ». C’est une manière d’officialiser l’intention derrière votre écrit.
Quand vous mettez cette mention à la fin d’un document, vous indiquez clairement que le texte n’est pas juste informatif. Il a été rédigé dans un but précis : servir dans un cadre administratif ou juridique. L’auteur du document montre ainsi sa volonté de voir les faits qu’il décrit produire des effets légaux.
Soyons clairs : cette phrase n’est pas magique. Elle n’ajoute aucune valeur juridique en elle-même. Un document qui contient des informations fausses reste un faux, même avec cette mention. Elle ne garantit pas que ce que vous écrivez est vrai ni que votre document sera accepté.
Son rôle est surtout d’informer la personne qui le reçoit. Elle signale que l’auteur est conscient que son écrit pourra être utilisé dans une procédure. C’est une formule qui clarifie l’intention, mais qui n’augmente pas la force de l’acte en lui-même. La validité de votre document dépend des faits qu’il contient, pas de cette phrase.
Cette formule s’utilise principalement dans des documents écrits où une personne atteste de certains faits. Les contextes les plus courants sont les attestations sur l’honneur, les lettres de témoignage ou certains courriers formels adressés à une administration.
Voici un tableau pour y voir plus clair :
| Type de document | Exemple de situation | Formulation exacte |
|---|---|---|
| Attestation d’hébergement | Vous hébergez un ami qui fait une demande de logement ou de titre de séjour. | « Je soussigné(e)… atteste héberger… Fait pour servir et valoir ce que de droit.« |
| Attestation de témoin | Vous témoignez en faveur d’un collègue dans une procédure aux prud’hommes. | « J’atteste avoir été témoin des faits suivants… Fait pour servir et valoir ce que de droit.« |
| Courrier à l’administration | Vous contestez une amende et joignez des preuves. | « Je conteste par la présente… veuillez trouver ci-joint mes arguments… Pour faire valoir ce que de droit.« |
| Lettre de reconnaissance de dette | Vous formalisez un prêt d’argent entre particuliers. | « Je soussigné(e)… reconnais devoir la somme de… Fait pour servir et valoir ce que de droit.« |
Une attestation sur l’honneur, se terminant souvent par cette formule, peut être demandée dans de nombreuses procédures administratives. Voici quelques cas concrets :
Voici un modèle simple que vous pouvez adapter. C’est l’exemple le plus courant où la formule « pour faire valoir ce que de droit » est utilisée. Il vous suffit de remplacer les informations entre crochets.
L’erreur principale est de penser que cette formule vous protège ou donne plus de poids à un mensonge. C’est tout le contraire. En utilisant cette mention, vous montrez que vous savez que votre document peut avoir des conséquences juridiques.
Attention aux fausses déclarations : Rédiger une attestation avec des informations que vous savez fausses est un délit. L’utilisation de cette formule ne vous exonère pas. Au contraire, elle peut être retenue contre vous comme la preuve que vous saviez que votre document allait être utilisé officiellement.
Vous vous exposez à des sanctions pénales pour « faux et usage de faux », qui peuvent aller jusqu’à un an de prison et 15 000 € d’amende (article 441-7 du Code pénal).
L’expression « pour faire valoir ce que de droit » a une variante très proche, qui signifie exactement la même chose. D’autres formules existent pour certifier un document, mais avec un sens légèrement différent.
Il n’y a aucune différence de sens ou de valeur juridique. La seconde formule est simplement la version complète et un peu plus formelle de la première. Vous pouvez utiliser l’une ou l’autre sans problème.
Non, ce n’est pas obligatoire. Une attestation sur l’honneur est valide même sans cette mention. Cependant, l’ajouter est un usage courant qui renforce le caractère formel du document et clarifie son intention.
Oui, mais c’est assez rare. Vous pouvez l’ajouter à la fin d’un e-mail très formel, par exemple si vous envoyez un témoignage ou une déclaration à une administration par voie électronique. Dans la plupart des cas, un courrier signé reste préférable pour ce type de démarche.